• Publications de AMEdions

    Les ouvrages peuvent être commandés sur ce site

    Denis Léridan, Vous, poème, 2017, 54 pages, 6€ + port.

  • Action Pédagogique de Promotion et d'Expérimentation des Lyrismes

    APPEL

    Il ne s'agit ni d'une chorale (bien que des cours de chant pourront y être donnés), ni d'un club de lecture ou d'un club de poésie, mais d'un groupe, constitué d'adultes, d'adolescents et d'enfants, pouvant ensemble intervenir soit devant un public, soit dans le contexte scolaire d'une classe pour présenter des moments et des contextes historiques où poètes et musiciens ont été amenés à collaborer et à définir ainsi une forme de lyrisme.

    Exemples :

    > La naissance de l'Opéra : livret et partition en Italie à l'époque de Monteverdi

    > Baudelaire chez les mélodistes français.

    > Les poètes mis en chanson : Aragon.

    > Le lied : poètes et musiciens romantiques.

    > La cantate : ses formes et ses époques.

    Pour chacun de ces ateliers, on procèdera en trois temps :

    1) Mise en place d'un groupe de recherche.

    2) Construction d'une présentation du résultat de la recherche sous forme de chants, de lectures et d'exposition théorique.

    3) Trouver des structures où proposer cette présentation : des classes, des chapelles, des salles des fêtes, etc.

    Les personnes intéressées, de tout âge et toute formation, peuvent le faire savoir par l'intermédiaire du présent site. Il est nécessaire d'aimer la poésie, le chant, la chanson, l'histoire de la musique. Participation gratuite.


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    J'acques Estager est un poète dont l'œuvre se poursuit depuis près de quarante ans. Une œuvre originale, un style unique, étrange et fascinant. D'un livre à l'autre, il reprend, change, répète et varie sa poésie très concrète et abstraite, son lyrisme de voix basse, d'intimité et d'hermétisme. Il habite en Haute-Loire.

    Bibliographie sélective

    Histoire Cent, voix, Paris, Hachette-P.O.L., 1978

     

    Du chaume bleu, Paris, Hachette-P.O.L., 1979

     

    Je ne suis plus l’absente, Paris, LansKine, 2010

     

    Deux silhouettes, cité des Fleurs, Paris, LansKine, 2012

     

    Douceur, Paris, LansKine, 2013

    Fée et le Froid, Paris, LansKine, 2016

     

     


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  • Nicole Barrière a derrière elle une œuvre poétique abondante. Elle est aussi directrice de collection et a publié de nombreux poètes, du monde entier. Dans la tradition d'Aragon et de l'Amérique latine, son lyrisme engagé soutient l'esprit de révolte. Mais, en doublure, un lyrisme plus intime, charnellement attaché aux choses muettes et naturelles de l'enfance auvergnate, vient rendre sa poésie à l'obscur et à la paix.


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  • La voix humaine est désormais enregistrée, diffusée et produite par des machines qui sont capables aussi d'inventer des discours. Pourtant la voix qui parle et la voix qui chante ne se réduisent pas à une pure et simple production d’énoncés sonores. La voix est ce qui relie l’homme aux profondeurs de la Terre et elle est aussi ce qui monte de lui et le tourne vers le Ciel. Elle est la conscience métaphysique naissante. L’homme est un corps poétique, il est un animal lyrique. Lorsqu’il parle ou chante, il entre en relation avec ce qui le tient dans l’existence et le sauve de l’effondrement. Explorer les mystères de la voix humaine est nécessaire pour fonder un nouvel humanisme à l’époque des machines.

    Jean-Marc Ghitti est philosophe et auteur de plusieurs essais dans les domaines de l'esthétique, de la morale et de la politique. Il a aussi publié des romans, des contes et des poèmes. Animateur de radio et d'associations sociales et culturelles, il poursuit son travail de philosophie fondamentale en dehors des institutions de recherche.

    L'HOMME LYRIQUE

     

     

       


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  • Les anges musiciens

    Il y a, à saint Bonnet le Château (Forez), une chapelle où l'on peut voir, peints au quinzième siècle, des anges musiciens à la signification énigmatique. Jean-Marc Ghitti mène, depuis quelques années, une enquête philosophique et poétique sur les anges. Il a voulu essayer de percer le mystère des anges musiciens de saint Bonnet et, à travers eux, il explore quelques aspects de la musicologie du moyen âge. Comment y pense-t-on la musique et pourquoi s'est-on mis à croire que les anges étaient des musiciens ?


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  • Publications de Améditions

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  • Voix russe

     

    "Peut-on caractériser une vie collective, dans la longueur des siècles qu'elle traverse, par une voix qui lui serait propre ? Au-délà des interprètes qui l'ont chantée, existe-t-il une voix russe dont on pourrait faire l'histoire et qui aurait son identité marquée ? Nous aurons certainement besoin, dans le monde de demain, de savoir à nouveau penser le collectif dans sa dimension stylistique. Qu'est-ce qui fait la continuité culturelle et spirituelle d'un peuple ? J'ai fait ici le pari qu'on pouvait repérer, sous l'épaisseur de l'histoire, un sujet lyrique impersonnel qui y poursuit sa vie profonde.  

    A vrai dire, le chant lance un défi à l'écriture. S'il permet de transfigurer les mots et d'aller plus loin que leur sens, il appelle, en retour, d'autres mots qui en dégagent l'essence. La musique fait écrire, elle fait écrire les musiciens, les musicologues, les écrivains, parce que, si belle qu'elle soit, aucune oeuvre musicale ne met fin à la parole qui veut la dire et en trouver le dernier mot. Sans cesse aux prises l'une avec l'autre, la voix chantée et la voix parlée constituent ce que je propose de nommer le chiasme lyrique." Luc Bouvier

    Extrait :

    La voix d’une nation se cherche conjointement chez ses musiciens et chez ses
    poètes. Ils n’ont pas besoin d’être proches les uns des autres dans l’espace car la
    communauté nationale n’est pas quelque chose de spatial : elle est quelque chose
    de vocal. Une nation est la métamorphose d’une voix et cette métamorphose est
    ressentie et vécue conjointement par ses musiciens et ses poètes. Pendant que le
    compositeur soviétique écrivait à Moscou sa symphonie, la poétesse Zinaïda
    Hippious finissait ses jours d’immigrée russe dans le seizième arrondissement de
    Paris occupé. Elle était la Russie de France. Sa poésie exprime ainsi ce qui tient
    toute vie dans sa gravité primordiale et ce qui double tout chant d’une voix
    antérieure et sombre, lorsqu’elle dit : « On pardonne à la vie ses offenses et les
    mille ennuis qu’elle nous dispense, mais pas d’avoir, comme le jour est suivi de
    la nuit, une soeur qui la suit, et autant qu’elle menaçante et ni d’avoir pour cette
    soeur jumelle une tendresse trop attachante ». L’Union soviétique, dans
    l’entreprise de séparer la nation russe d’avec elle-même, la rouge et la blanche, a
    échoué à altérer la profonde unité de la voix nationale. Les artistes restés et les
    artistes exilés demeuraient habités, mystérieusement, par la même voix, inquiète
    et sombre, en eux se métamorphosant sous un Ciel orthodoxe désormais si lourd
    de silence.

     


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  • VOUS

    "La parole poétique se libère lorsqu'elle s'adresse, fût-ce à des êtres imaginaires qui sont justement faits pour l'accueillir. J'ai voulu ici travailler cette structure singulière de l'invocation, qui demeure centrale en poésie : vous. Il en résulte des êtres qui se meuvent entre effets perceptifs, créatures mythologiques et femmes. Dans le jeu entre l'eau et le regard, qu'est-ce qui passe ? Dans la rencontre entre l'oreille humaine et la voix, qu'est-ce qui pense et désire ? Le poème ici est comme un programme de concert : à travers des chants, il développe sa méditation lyrique."  Denis Léridan

    Extrait

    Les fleurs sont des noyés les soeurs.
    Elles se retiennent dans la terre par un long désir
    d’eau.
    Ophélie,
    grand lys où vous a vue Rimbaud,
    le poète a l’oreille sensible à la romance que la nuit
    chante tout ce qui gonfle et se trempe et s’imbibe ;
    je vous entends, Ondine :
    l’aspiration qui vous voue à l’humide,
    votre voix qui revit aux pointes des racines ;
    et vous Néréide
    surprise par Pouchkine aux chuchotis des fleurs qui
    respirent dans l’eau, comme dans l’air les poumons.
    Pareils aux tiges et aux racines, la chair repue des
    noyés chantent :
    je vous entends Léopoldine,
    je vous entends enflant,
    engloutis désormais aux vers de votre père, y
    fredonnant cette musique connue par ceux dont la chanson
    n’est plus portée par l’air mais passe en l’eau,
    en l’eau où s’abreuvent toutes les fleurs à votre
    écoute.
    Les fleurs sont des noyés les soeurs
    Et ont comme eux un chant trempé et regorgeant.

     


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